Des murs jaunâtres, des néons qui bourdonnent et des couloirs qui semblent se prolonger indéfiniment. Pendant des années, les Backrooms ont hanté les vidéos et les discussions d'internautes fascinés par les lieux abandonnés et les espaces impossibles.
En 2026, cet univers est devenu un film de cinéma produit et distribué par A24.
Désormais, Backrooms poursuit sa carrière sur les plateformes.
Stan confirme que le long-métrage est disponible en streaming en Australie depuis le dimanche 25 octobre 2026.
L'arrivée du film sur le service constitue la nouvelle étape de son exploitation australienne, après une sortie en salles particulièrement remarquée.
Backrooms est disponible sur Stan depuis le 25 octobre
La date ne repose pas seulement sur une annonce de presse.
La fiche officielle de Stan confirme que Backrooms est proposé depuis le 25 octobre 2026.
La plateforme annonce une exclusivité australienne pour le streaming par abonnement.
Cela signifie que les abonnés australiens peuvent découvrir le film dans le catalogue de Stan, selon les conditions normales d'accès au service.
En revanche, cette exclusivité ne signifie pas que Stan possède l'ensemble des droits internationaux.
Elle ne supprime pas non plus les possibilités d'achat ou de location numérique qui peuvent exister sur d'autres plateformes.
Les droits de diffusion sont organisés pays par pays, parfois selon des fenêtres différentes.
Aux États-Unis, Backrooms est notamment disponible sur HBO Max depuis le 25 septembre 2026.
Il serait donc incorrect d'annoncer une arrivée mondiale sur Stan ou de présenter cette plateforme comme le diffuseur universel du film.
La nouvelle concerne précisément le marché australien.
Quelle qualité d'image et quelles options sur Stan ?
Stan indique plusieurs caractéristiques techniques pour cette mise à disposition.
Le film est proposé en 4K Ultra HD et Dolby Vision, avec une piste sonore 5.1.
La fiche mentionne également la disponibilité de sous-titres, de l'audiodescription et du téléchargement.
Ces possibilités dépendent naturellement de l'abonnement, de l'appareil utilisé et des conditions du service.
La durée affichée par Stan est de 111 minutes.
A24 présente de son côté le film comme durant environ une heure et cinquante minutes.
Cette variation mineure ne constitue pas l'annonce d'une nouvelle version du long-métrage.
La classification australienne est M.
La plateforme précise que le contenu comprend une menace soutenue, des scènes violentes et du langage grossier.
Backrooms n'est donc pas présenté comme une aventure fantastique familiale.
Il s'adresse avant tout aux amateurs d'horreur psychologique et de science-fiction inquiétante.
Un magasin de meubles cache une porte vers un monde impossible
Le film raconte l'histoire de Clark, interprété par Chiwetel Ejiofor.
Propriétaire d'un magasin de meubles, il découvre une porte étrange dans le sous-sol de son établissement.
Derrière cette ouverture se trouve un environnement qui ne respecte plus les règles ordinaires de l'espace.
Les salles semblent se répéter à l'infini.
Les couloirs mènent vers d'autres couloirs, et l'organisation des lieux devient progressivement incompréhensible.
Le temps et la réalité eux-mêmes paraissent se dérégler.
Clark doit affronter un environnement dont il ignore les règles.
Le danger ne vient pas uniquement de ce qui pourrait se cacher derrière une porte.
Il vient aussi de l'impossibilité de comprendre comment sortir.
Renate Reinsve joue la docteure Mary Kline, la thérapeute de Clark.
Leur relation ajoute une dimension psychologique au récit.
Le personnage principal ne doit pas seulement explorer un endroit inquiétant : il doit également faire face à ce que cette expérience révèle de son rapport au monde.
Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve au casting
Pour son premier long-métrage, Kane Parsons a réuni plusieurs acteurs reconnus.
Chiwetel Ejiofor, nommé à l'Oscar du meilleur acteur pour 12 Years a Slave, occupe le rôle principal.
Renate Reinsve, remarquée dans The Worst Person in the World et Sentimental Value, incarne Mary Kline.
Mark Duplass fait également partie de la distribution.
Finn Bennett et Lukita Maxwell apparaissent dans le film, aux côtés notamment d'Avan Jogia.
Cette distribution distingue Backrooms des premières vidéos de Kane Parsons.
Ses créations originales reposaient largement sur une esthétique de captation amateur et sur des personnages parfois invisibles ou à peine identifiés.
Le long-métrage introduit des protagonistes incarnés par des interprètes professionnels, avec des relations et des enjeux dramatiques développés pour le cinéma.
Ce changement était important pour transformer une expérience audiovisuelle virale en fiction de près de deux heures.
L'ambiance des Backrooms devait rester présente, mais elle devait désormais soutenir un récit.
L'histoire des Backrooms commence sur Internet en 2019
Bien avant le film, les Backrooms étaient déjà devenues un phénomène en ligne.
Le concept apparaît en 2019 dans des discussions d'internautes autour de photographies d'espaces intérieurs étrangement vides.
Un texte accompagne alors l'image de pièces jaunâtres aux lumières fluorescentes.
Il suggère qu'une personne pourrait sortir accidentellement de la réalité ordinaire et se retrouver dans un ensemble de salles sans fin.
Cette idée s'est rapidement développée.
Les internautes ont créé des récits, des cartes imaginaires, des niveaux et des créatures associés à ces lieux.
Une mythologie collective est apparue, sans dépendre d'un auteur unique contrôlant chaque détail.
Le succès des Backrooms repose sur une peur particulière.
Les espaces montrés n'ont rien d'extraordinaire au premier regard.
Ils rappellent des bureaux, des hôtels, des couloirs administratifs ou des commerces fermés.
Mais leur répétition et leur absence d'occupants les rendent profondément inquiétants.
Le quotidien devient méconnaissable alors même que ses éléments matériels restent familiers.
Kane Parsons a transformé ce phénomène en vidéos virales
Kane Parsons n'a pas inventé le concept original des Backrooms.
Il a cependant joué un rôle majeur dans sa popularisation audiovisuelle.
En 2022, alors âgé de 16 ans, le jeune créateur américain publie sur YouTube une vidéo intitulée The Backrooms (Found Footage).
Elle prend la forme d'un enregistrement retrouvé, montrant une personne qui se perd dans un dédale d'espaces jaunâtres.
La mise en scène rappelle certaines images de caméras anciennes.
Les mouvements sont instables, les sons paraissent dégradés et les lieux semblent filmés sans préparation.
Cette esthétique contribue au malaise.
Le spectateur a l'impression de découvrir un document plutôt qu'une scène de fiction soigneusement construite.
Le succès de la vidéo conduit Parsons à développer d'autres épisodes.
Il élargit progressivement la mythologie à travers de nouvelles salles, des expériences et des éléments narratifs.
Cette démarche attire finalement l'attention de l'industrie cinématographique.
Le passage à A24 représente une évolution spectaculaire pour un projet initialement conçu dans un cadre indépendant sur YouTube.
Pourquoi ces pièces jaunes font-elles aussi peur ?
Backrooms appartient à une forme d'horreur qui repose sur l'étrangeté des lieux ordinaires.
Les espaces de transition possèdent une fonction généralement très précise.
Un couloir mène quelque part.
Un hall permet d'attendre.
Une salle de réunion accueille des personnes.
Mais lorsque ces lieux deviennent vides, répétitifs et impossibles à situer, leur familiarité se transforme en menace.
Le spectateur reconnaît les murs, les éclairages et les matériaux.
Il ne comprend pourtant plus leur organisation.
Le sentiment d'angoisse vient de ce décalage.
La peur n'exige pas nécessairement la présence immédiate d'un monstre.
Elle peut apparaître lorsque les règles spatiales les plus simples cessent de fonctionner.
Une pièce devrait posséder des dimensions limitées.
Une porte devrait conduire à un endroit identifiable.
Dans les Backrooms, ces certitudes disparaissent.
Le film de Kane Parsons exploite cet environnement pour construire une expérience d'horreur où le décor possède une place presque aussi importante que les personnages.
Des décors physiques pour rendre le cauchemar crédible
L'un des aspects remarquables de l'adaptation cinématographique concerne son travail de fabrication.
Le film ne repose pas uniquement sur des environnements numériques.
Le chef décorateur Danny Vermette et son équipe ont construit de vastes espaces physiques pour retrouver l'apparence caractéristique des Backrooms.
Dans un entretien consacré à cette conception, Vermette explique avoir étudié de nombreuses combinaisons de papiers peints, de moquettes et d'éclairages.
Le choix des matières était essentiel.
Des murs trop propres ou des couleurs trop vives auraient pu rendre les décors moins inquiétants.
À l'inverse, une reproduction cohérente des textures de bureaux anciens contribue à créer une sensation de réalité.
Les salles possèdent une apparence crédible tout en semblant impossibles à habiter.
Cette approche permet aussi aux acteurs d'évoluer dans de véritables espaces.
Leur rapport aux murs, à la lumière et à la profondeur du décor devient une partie de la mise en scène.
L'environnement n'est plus seulement ajouté autour d'eux.
Il influence physiquement leurs déplacements et la manière dont ils perçoivent l'espace.
Le phénomène YouTube est devenu un succès pour A24
La sortie de Backrooms au cinéma a confirmé qu'un concept né sur Internet pouvait attirer un public important.
Le film est sorti aux États-Unis le 29 mai 2026.
Selon Variety, il a ensuite atteint la première place du box-office australien pendant son week-end de lancement.
Le média indique également qu'il est devenu le film le plus lucratif de l'histoire d'A24 au box-office mondial, dépassant Marty Supreme.
Dans un article publié en août 2026, Variety rapportait environ 330 millions de dollars de recettes mondiales.
Le budget de production annoncé était d'environ 10 millions de dollars.
Ces données permettent de mesurer l'ampleur commerciale du phénomène à cette date.
Elles ne représentent toutefois pas un bilan actualisé de toutes les recettes au 26 octobre.
Il faut également distinguer le box-office de la rentabilité.
Les recettes des salles ne correspondent pas intégralement aux revenus conservés par les producteurs et distributeurs.
Les dépenses de marketing et les accords d'exploitation jouent aussi un rôle dans les résultats financiers.
Le succès public du film n'en reste pas moins un événement significatif pour une production issue d'une création YouTube.
Un univers pensé pour dépasser un seul film
Le réalisateur n'a jamais caché son intérêt pour un développement plus large de cet univers.
Dans un entretien accordé à Variety en juin 2026, Kane Parsons expliquait que son travail sur les Backrooms avait toujours été conçu comme un ensemble de récits.
Il ne souhaitait pas nécessairement abandonner la mythologie construite sur Internet après la sortie du film.
Au contraire, le long-métrage pouvait servir de point d'entrée pour un public qui n'avait pas découvert les vidéos originales.
Cette idée correspond à la structure même des Backrooms.
Le concept ne repose pas sur une seule pièce ou une seule histoire.
Il permet d'imaginer d'autres lieux, d'autres disparitions et d'autres personnages.
Mais les intentions créatives d'un réalisateur ne constituent pas automatiquement une annonce officielle de suite.
Aucune date précise pour un deuxième long-métrage n'est confirmée dans les sources officielles consultées.
Il serait donc prématuré de présenter Backrooms 2 comme un film disposant déjà d'un calendrier de sortie.
Stan ajoute un film d'horreur déjà devenu une référence populaire
Pour Stan, l'acquisition australienne du film présente un intérêt particulier.
Backrooms possède déjà une notoriété qui dépasse son exploitation au cinéma.
Des millions d'internautes connaissent les vidéos et les images associées à cet univers.
Le film peut donc attirer plusieurs types de spectateurs.
Certains souhaitent revoir une œuvre découverte en salles.
D'autres connaissent les vidéos de Kane Parsons mais n'ont pas encore regardé son long-métrage.
D'autres enfin peuvent découvrir Backrooms sans connaître son origine.
La présence du film sur une plateforme de streaming facilite cette circulation entre les publics.
Elle permet également de le regarder dans un cadre très différent d'une salle de cinéma.
L'expérience sonore et visuelle restera dépendante de l'équipement utilisé.
Mais la possibilité de retrouver ces espaces inquiétants chez soi correspond presque paradoxalement à l'idée originale.
Les Backrooms transforment des lieux familiers en environnements inquiétants.
Le spectateur peut maintenant les découvrir depuis son propre salon.
Où regarder Backrooms en octobre 2026 ?
Au 26 octobre 2026, Backrooms est disponible sur Stan en Australie depuis le 25 octobre.
La plateforme confirme une exclusivité australienne pour le streaming par abonnement.
Aux États-Unis, le film a rejoint HBO Max le 25 septembre.
A24 propose aussi des options d'achat ou de location dans certains territoires, notamment à travers son application et des partenaires numériques.
Les catalogues varient selon les pays.
Il ne faut donc pas supposer qu'un abonnement Stan fonctionne en France ou que la disponibilité sur HBO Max aux États-Unis correspond à une disponibilité identique ailleurs.
Pour les spectateurs australiens, l'information est simple : le film est désormais accessible sur Stan, en 4K et Dolby Vision sur les équipements compatibles.
Cette arrivée marque une nouvelle étape dans l'histoire d'une création commencée avec des images de couloirs vides sur Internet.
Kane Parsons a fait passer les Backrooms de YouTube aux salles de cinéma.
Le 25 octobre, elles ont franchi une autre porte : celle du streaming australien.